Thierry Le Moign

an

~~~ The first Body-writer of the world~~~

(Un zeste de vantardise ne peut nuire )

(D'autant que je suis issu d'une espèce animale absolument infatuée d'elle -même)

 

T.L.M. Artiste plasticien

Vie et travaille à Nantes en Bretagne

Peintre autodidacte

Photographe autodidacte

Psychologue Clinicien en standby

Acteur de la Beat Génération

Promoteur du Body-Writing

Procrastinateur en Chef

Et érotomane impénitent

et décontracté du gland

Actualité: Madeleine expose quelques unes de mes photos

Peut-être un jour ma propre ville daignera faire de même...

Ecrits sur corps

body-writing

(Cliquez sur la photo)

T.L.M. promeut depuis des années la liberté corporelle et, au milieu de celle-ci, le body-writing à tendance ludique et sensuelle de préférence, revisitant "L'art d'aimer" d'Ovide. Il s’adonne aussi au body-painting. TLM réalise diverses expériences picturales dont certaines ne sont pas concluantes plus que ça : c’est en cela qu'il revendique le droit à l’égarement de l’artiste. L’art : l’aventure d’une vie, la vie des aventures; droit au ciel ou droit dans le mur.
Ses écrits sur corps sont réalisés au pinceau calligraphique et à l’encre de chine traditionnelle. La lettre couvre et découvre l'être-chair.
TLM tire lui-même ses photos .

Body-Writing

J'ai commencé mon travail graphique benoîtement par le dessin et la peinture: des nus, des portraits imaginaires et introspectifs, des délires métaphysiques.

Puis j'ai eu besoin d'être plus extraverti pour ne pas devenir zinzin et pour cela je suis venu à la photographie avec les mêmes axes: nus, portraits et exploration des champs visuels et imaginaires.

Enfant je rêvais de devenir explorateur. Au final j'ai beaucoup exploré le corps féminin. Je me suis intéressé au body-painting (ex: Yves Klein, Diakonoff, etc.) et de là j'ai voulu voir ce que pouvait donner le body-writing, l'écriture sur corps à même la peau.


Je me suis dit que dans le mot "photographie" il y avait "graphie" et donc possibilité d'écriture et aussi le fait que le corps est un lieu d'histoires et d'aventures formidables. Je me suis donc lancé bille en tête et à corps perdu dans l'exploration de ce mode d'expression. Si je privilégie le corps féminin, c'est d'une part ma libido qui m'y aiguille, d'autre part la pilosité masculine a tendance à entraver la marche de mon pinceau calligraphique. Je prône une écriture ludique, aventureuse et chatouilleuse. C'est en quelque sorte un clin d'œil au vers de Mallarmé: " La chair est triste, hélas ! Et j’ai lu tous les livres."

Le fait d'écrire au pinceau sur la chair de mes modèles me sort aussi du rôle traditionnel du photographe en position de voyeur. C'est du travail manuel! Pas du virtuel, pas du Photoshop!

Il y a eu aussi une interview de Marguerite Duras dans un Libé de l'époque qui m'avait interpellé: elle dissertait sur la spécificité de l'écriture féminine. Je me suis interrogé sur la spécificité de l'écriture masculine: et bien je n'ai rien trouvé de spécifique.
Par contre j’ai trouvé dans un texte vieux de 2000 ans, celui de « L’art d’aimer » d’Ovide, ce passage où celui - ci explique un stratagème féminin pour tromper son mari et rejoindre son amant : écrire le lieu et l’heure du rendez-vous galant sur le dos d’une jolie servante et envoyer celle-ci visiter l’amant. Si le stratagème est dévoilé, la femme peut se retourner contre son mari et lui demander des comptes sur le fait qu’il ait dénudé la servante
.
d'un autre côté, elle met son amant en appétit. Cet ancien texte met aussi en évidence le fait que d'écrire sur quelqu'un n'est pas forcément synonyme d'écrire à cette même personne.

La difficulté à écrire sur quelqu‘un vient du fait que l’écrit s’utilise dans l’absence de l’interlocuteur, la parole étant le vecteur normal quand la personne est physiquement présente.

L'autre difficulté vient du fait que le corps est un volume où le texte se perd dans les replis de celui-ci et parfois s'enroule autours.

J'ai donc mené cahin-caha cette exploration du rapport entre le photographe et son modèle, du jeu entre le texte et le corps, entre le texte et l'image, du temps qui passe et ne passe pas.

Car j'ai une autre spécificité: je procrastine, il y a souvent un décalage de plusieurs années, voire des décennies, entre la prise de vue et le tirage photo et aussi entre le tirage photo et le fait de l'exposer dans une galerie (quand j'en trouve une, je ne suis pas très doué pour ça...Avis aux amateurs). Mais je dis que si une œuvre est bonne, elle est et doit être intemporelle.

Rétrospectivement mes photos des années 80 me semblent encore très actuelles, à part la pilosité dans la région pubienne qui a évoluée vers une quasi disparition, et font vibrer un air de liberté et d'insouciance, qui est du à mon avis à l'époque exceptionnelle de leur réalisation: la seule et encore unique période de l'humanité, située approximativement entre 1968 et 1986, où les femmes et les hommes pouvaient gérer leur sexualité grâce à la pilule et en même temps ne pas être en danger d'exposition du SIDA. Une période où j 'ai vu, de mes yeux vu, des jeunes filles marcher seules fièrement en minijupe au centre de Kaboul comme à Téhéran où à Lahore (en même temps j'ai vu la femme en tchador marcher en parallèle indiquant le fossé abyssale qui séparait ces deux femmes). Un temps béni, utopique, qui peut-être reviendra.

La Procrastination

2

(Cliquez sur les photos)

Les filles sur le trône

Bris de Mémoire

Bris de Mémoire-3

La balade parisienne

La balade parisienne-3

 

Le mur de Berlin

le mur de Berlin-1981-3

 

2 ème Festival Punk de Mont de Marsan- 1977

Autres séries

menu-2,

 

Body-Painting

Expos- Presse- Textes critiques

Biographie

 

 

contact: thierrylemoign@gmail.com

Instagram

Facebook

Hommage à Thomas de Quinsey, le roi de la procrastination!

*Note: un étudiant des Beaux-Arts de Nancy, Hippolyte Fort, m'a récemment écrit qu'il s'était mis lui aussi à ce mode d'expression, je lui souhaite le meilleur.